Notre matériel drone professionnel : drones, capteurs et logiciels utilisés
Sur notre page consacrée au choix d’un prestataire drone, nous conseillons de demander quel matériel sera utilisé, et pourquoi il est adapté au besoin. Voici la réponse pour Drones Icare : le détail des drones, capteurs et logiciels de traitement mobilisés selon la mission, et ce que chacun permet concrètement.
Le matériel ne fait pas tout, mais il conditionne le résultat
Sur notre page comment choisir un prestataire drone professionnel, nous recommandons de demander quel matériel sera utilisé, et pourquoi il est adapté au besoin. C’est une question légitime : un relevé RTK et une photo prise au GPS embarqué ne produisent pas la même précision ; un capteur thermique radiométrique et une caméra qui se contente d’afficher une palette de couleurs ne mesurent pas la même chose. Voici, en détail, le matériel que nous utilisons et les missions auxquelles chaque appareil est destiné.
Deux flottes, selon la nature de la mission
Le matériel de Drones Icare se répartit en deux ensembles : une flotte dédiée à la mesure et aux relevés de précision — photogrammétrie, thermographie, inspection — et une flotte dédiée à l’audiovisuel et à la communication. Un même drone n’est pas nécessairement le mieux adapté aux deux usages, et forcer un seul appareil polyvalent sur toutes les missions se paie souvent en qualité de livrable.
Mesure et relevés de précision
DJI Mavic 3 Enterprise RTK — classe C2
Équipé d’un capteur micro 4/3 et conçu pour la photogrammétrie, le Mavic 3 Enterprise RTK est notre appareil de référence pour les relevés de photogrammétrie. Il est également très utilisé pour l’inspection de toiture et de bâtiment et le suivi de chantier.
DJI Matrice 4T — classe C2
Le Matrice 4T embarque un capteur thermique radiométrique, un télémètre laser — qui mesure une distance ou une surface directement en réalité augmentée sur le terrain — et un zoom optique. C’est l’appareil de référence pour la thermographie et vient renforcer le Mavic 3 Enterprise RTK sur les missions d’ inspection de toiture et de bâtiment. Son capteur optique, plus limité que celui du Mavic 3 Enterprise RTK, en fait une machine de secours pour la photogrammétrie plutôt qu’un premier choix.
Ces deux appareils sont classés C2 — une classe qui reste en catégorie ouverte et permet un usage exclusivement professionnel en agglomération, sans conversion vers une classe C5. Nous détaillons ce que cela implique dans notre glossaire (marquage de classe) et notre article sur la réglementation du drone professionnel.
Station GPS RTK Emlid Reach 2+
Utilisée sur le terrain principalement pour poser des points de contrôle au sol (GCP), avec une fonction base RTK disponible si le site le nécessite. C’est elle qui permet de vérifier, indépendamment du RTK embarqué sur le drone, que le relevé livré correspond réellement au terrain — voir notre définition du point de contrôle au sol.
Audiovisuel et communication
DJI Mavic 3 — classe C1
Une machine haut de gamme conçue pour l’audiovisuel : capteur micro 4/3 signé Hasselblad, une référence en photographie, ouverture variable et prise de vue en profil plat (D-Log), pour une image qui s’intègre directement dans un étalonnage professionnel. C’est le drone que nous utilisons pour la majorité de nos missions de vidéo professionnelle et de prises de vue aériennes.
DJI Avata 2 (FPV) — classe C1
Piloté en immersion via un casque vidéo, l’Avata 2 permet des trajectoires et des travellings qu’un drone stabilisé classique ne peut pas reproduire : passage dans un espace resserré, plan continu au ras du sol jusqu’à une prise de hauteur. Ses hélices carénées limitent le risque en cas de contact, ce qui permet de le faire voler en intérieur comme en extérieur. Nous en détaillons le principe dans notre glossaire (drone FPV). C’est un vrai différenciateur pour une vidéo de communication d’entreprise qui cherche à sortir du plan aérien classique.
DJI Mini 3 — assimilé C0
Moins de 250 g, non classé, très silencieux : le Mini 3 dépanne dans les situations où la discrétion ou la portabilité priment sur la définition de l’image — un passage étroit entre deux bâtiments, une intervention à proximité immédiate de riverains, où le bruit d’un drone plus imposant se remarque davantage. Voir aussi notre article sur drone et voisinage.
Les logiciels de traitement
Un drone capture des données brutes ; c’est le traitement qui en fait un livrable exploitable.
- Agisoft Metashape Professional, pour le traitement photogrammétrique — nuages de points, orthophotos, modèles 3D. Voir photogrammétrie.
- DJI Thermal Analysis Tool, pour l’analyse radiométrique des images thermiques. Voir thermographie.
- DaVinci Resolve Studio, pour le montage et l’étalonnage des vidéos.
Un parc à plusieurs appareils : la continuité, pas le gadget
Posséder cinq drones n’est pas un argument en soi. Ce qui compte, c’est ce que ça permet : adapter précisément l’appareil à la mission plutôt que de forcer un seul drone polyvalent sur tous les usages, et disposer d’une solution de repli en cas de panne ou d’entretien d’un appareil, sans annuler ni reporter une mission déjà programmée.
Le bon matériel est celui qui correspond à ce que vous devez obtenir, pas le plus impressionnant sur une fiche technique.
Un besoin qui sort de l’ordinaire ?
Accès contraint, précision exigée, plan FPV recherché : décrivez votre site et votre objectif, nous vous indiquons le matériel le plus adapté et un devis sous 24 h ouvrées.
Questions fréquentes
Utilisez-vous un drone FPV pour toutes les vidéos ?
Non. L’Avata 2 est réservé aux plans qui exigent une trajectoire dynamique ou un passage en espace resserré. Pour l’essentiel des prises de vue de communication, le Mavic 3 suffit et produira des images de la meilleure qualité.
Pourquoi un petit drone comme le Mini 3 plutôt que le Mavic 3 ou le Matrice 4T ?
Pour sa discrétion et sa portabilité : moins de 250 g, très silencieux, il passe dans des espaces où un appareil plus imposant est impraticable ou simplement plus remarqué. En contrepartie, son capteur est moins performant : nous ne l’utilisons pas pour un relevé mesurable.
Le matériel varie-t-il selon la mission, ou utilisez-vous toujours le même drone ?
Il varie systématiquement. L’appareil est choisi en fonction du livrable attendu et des contraintes du site, jamais l’inverse. Le domaine de compétence de certains drones se chevauche toutefois : c’est ce qui permet d’avoir de la redondance, avec une machine de secours disponible sur chaque mission.
Puis-je demander le détail technique de ce matériel pour un appel d’offres ?
Oui, sans difficulté : fiches techniques, attestations de classe et justificatifs d’assurance peuvent être transmis avec le devis.