Ce suivi de chantier illustre un exercice d’équilibriste assez rare : documenter en images aériennes et au sol la totalité d’un chantier de plusieurs semaines, tout en composant, vol après vol, avec la proximité immédiate d’un aéroport en activité.
Contexte de la mission
Le client, un pisciniste, intervenait pour la rénovation complète d’un bassin de 110 m³ laissé à l’abandon depuis de nombreuses années. La piscine, couverte par une ancienne structure, n’avait plus été entretenue depuis longtemps : la végétation s’était littéralement développée à l’intérieur du bassin, entre les margelles fissurées et le fond envahi de feuilles et de terre.
La demande du client était claire : réaliser une vidéo promotionnelle racontant le déroulement complet du chantier, de la démolition de l’existant jusqu’à la piscine terminée, pour valoriser son savoir-faire auprès de ses futurs clients. Cela supposait d’être présent à chaque étape clé du chantier — parfois avec un préavis très court, au rythme d’un chantier réel — sur une période d’environ dix semaines, entre avril et juin 2025.
La vraie difficulté : répéter la coordination avec la tour de contrôle, vol après vol
Voler à proximité d’un aéroport n’a en soi rien d’inhabituel : la zone est réglementée, et les démarches nécessaires pour y intervenir font partie du métier. La propriété se trouvait néanmoins dans l’axe direct d’une des pistes de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, et la difficulté de cette mission ne tenait pas à un vol isolé, mais à sa répétition : plus d’une dizaine d’interventions sur dix semaines, chacune nécessitant une nouvelle coordination avec le trafic aérien commercial.
Chaque vol a donc fait l’objet d’un échange avec la tour de contrôle de l’aéroport. Concrètement, cela signifiait un appel téléphonique avant chaque décollage pour obtenir le feu vert et connaître les contraintes du moment, puis un second appel systématique à la fin de chaque vol pour signaler l’atterrissage du drone et libérer l’espace. Répétée à chaque intervention sur dix semaines, cette discipline a permis de construire une véritable relation de confiance avec les contrôleurs aériens — un facteur au moins aussi déterminant que le matériel pour la réussite de la mission. À force d’appels, les mêmes interlocuteurs revenaient d’un vol à l’autre : la conversation débordait parfois du strict cadre réglementaire, jusqu’à évoquer l’ordinateur utilisé en tour pour suivre les vols de drones — le plus lent du service, de leur propre aveu.
Méthodologie du suivi : drone et prises de vue au sol
Pour restituer à la fois l’ampleur du chantier et le détail des finitions, deux outils ont été combinés tout au long de la mission. Les prises de vue aériennes, photo et vidéo, ont été réalisées avec un drone DJI Mavic 3, suffisamment compact pour intervenir dans un jardin privé entouré d’arbres, tout en offrant la qualité d’image nécessaire à une vidéo promotionnelle.
Les prises de vue au sol ont été assurées avec un boîtier Fuji X-M5, monté selon les besoins sur un pied photo Manfrotto pour les plans fixes, ou sur un stabilisateur DJI Ronin pour les mouvements de caméra fluides au plus près des ouvriers et des étapes de construction — un niveau de détail que le seul drone ne peut pas apporter.
Les grandes étapes du chantier documentées
Adaptabilité, réactivité et souplesse ont été les maîtres mots de cette mission : chaque étape importante du chantier a nécessité une présence sur site, souvent programmée en fonction de l’avancement réel des travaux plutôt que d’un planning figé à l’avance.
Livrables
L’ensemble des rushes photo et vidéo, aériens et au sol, a été traité et monté pour produire la vidéo promotionnelle demandée par le client, retraçant le déroulement complet du chantier. Les photographies en haute résolution de chaque étape ont également été remises séparément, pour un usage libre sur les supports de communication du pisciniste — site internet, réseaux sociaux, argumentaire commercial.
Une mission suivie d’une seconde
Satisfait des livrables, le client a confié dans la foulée une seconde mission sur le même modèle, pour documenter cette fois un autre chantier présentant ses propres difficultés : un terrain beaucoup plus exigu, obligeant les engins de chantier à transiter par l’intérieur de bâtiments existants pour accéder au site. Une confirmation que la relation de confiance construite sur ce premier chantier — avec le client comme avec la tour de contrôle de Bordeaux-Mérignac — était le meilleur résultat de cette mission.
En résumé
Ce suivi de chantier montre que la valeur d’une mission drone ne tient pas qu’au matériel ou au montage final : sur dix semaines, dans l’axe d’un aéroport en activité, ce sont l’adaptabilité, la réactivité et le dialogue constant avec le contrôle aérien qui ont permis de livrer, vol après vol, les images attendues par le client.
Un chantier à documenter du début à la fin ?
Piscinistes, entreprises du BTP, promoteurs : décrivez-nous votre projet et sa durée, nous vous proposons un suivi photo et vidéo adapté au calendrier réel du chantier.
Questions fréquentes
Peut-on faire voler un drone à proximité d’un aéroport comme Bordeaux-Mérignac ?
Oui, mais sous conditions strictes : la zone est réglementée, et chaque vol nécessite un accord préalable, obtenu ici par un appel téléphonique à la tour de contrôle avant chaque décollage, suivi d’un second appel à la fin du vol pour signaler l’atterrissage. C’est cette coordination, répétée à chaque intervention, qui rend le vol possible en toute sécurité.
Comment se déroule un suivi de chantier par drone sur plusieurs semaines ?
Le calendrier des prises de vue suit l’avancement réel du chantier plutôt qu’un planning figé à l’avance : le télépilote intervient à chaque étape clé (démolition, coulage, montage des murs, remplissage, finitions), en coordination avec le client pour anticiper les dates importantes, parfois avec un préavis court.
Le drone remplace-t-il la caméra au sol pour une vidéo de chantier ?
Non, les deux sont complémentaires. Le drone restitue l’ampleur du chantier et sa progression vue du ciel ; les prises de vue au sol, réalisées ici avec un boîtier Fuji X-M5 sur pied Manfrotto ou stabilisateur DJI Ronin, apportent le détail et la proximité avec les ouvriers et les étapes de construction qu’une vue aérienne seule ne peut pas montrer.
Qui a réalisé le montage de la vidéo promotionnelle ?
L’ensemble de la mission — prises de vue aériennes et au sol, coordination avec la tour de contrôle, puis montage de la vidéo finale — a été assuré personnellement par Nicolas Le Bigot, du premier vol jusqu’à la livraison des fichiers.


